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VOLTAIRE Bellecour : Beau et Bluffant !

Hyper élégant, techniquement sobre, le Bellecour veut s’imposer sur le segment des City bike de standing. Un prix hyper serré et un comportement dynamique sont ses avantages

Lorsque nous avons récupéré le vélo chez Cycles, à Lyon, Alexandre, son gérant, branché depuis 12 ans sur l’électrique nous donnait son analyse sur le Bellecour :

« Nous avons peu encore roulé avec mais on constate une super finition, à l’image du feu arrière intégré, de la « tige » de selle ou encore des roues à jantes double paroi. La présence du capteur de couple est aussi un vrai plus. Voilà un pur vélo de ville avec, naturellement, les limites d’un mono vitesse ».

Premier point, avant de mettre le Bellecour dans la voiture, je dois ouvrir le coffre, donc poser le vélo : soudain, la présence d’une béquille centrale me rappelle à quel point elle peut être indispensable – et pourtant si rare. Première impression réussie…

Avec ce genre de vélo, les marques visent une population très ciblée : des nouveaux entrants citadins, rarement sportifs mais sensibilisés sur la Green attitude, le réchauffement climatique, etc…Et qui ont du goût !

Généralement, la technique est mise de côté car un peu trop absconse et peu porteuse en matière d’arguments commerciaux. Et c’est bien le problème car bon nombre d’e-bikes citadin ressemblent à des attrape-nigauds.

Eh bien nous sommes ravis de vous indiquer que le Bellecour se démarque de cette famille-là. Mais on ne se refait pas :  Sur la fiche technique du Bellecour, Voltaire n’indique ni la puissance du moteur, ni le matériau du cadre et encore moins le braquet. Mais nous allons voir qu’ils ont préféré jouer, sur ce coup, le fond sur la forme, donc l’essentiel au quotidien, après l’achat : un comportement agréable, un moteur au couple suffisamment efficace et un comportement très sûr, très sain

Le petit moteur de 35 Nm fait etonnamment le job !
La batterie dans la tige de selle : belle réalisation mais une ergonomie perfectible
L'excentrique et la serrure de blocage de la batterie cyclindrique
La courroie crantée apporte souplesse, silence et propreté

Test dynamique : Dans la ville

Franchement, bluffant.

Je n’aurai pas imaginé une seconde que ce moteur riquiqui soit aussi tonique. Alors bien sûr, avec mes 99 kg sur le râble, il ne fait pas le malin mais il faut que je lui impose une belle cote pour qu’il avoue ses limites. Autant vous dire que sur le plat voire en faux plat, avec un cycliste de 60 à 80 kg, le Bellecour va en surprendre plus d’une ! En fait, malgré ses 35 kw/h de couple, c’est son capteur de couple au pédalier qui fait tout le boulot en distillant l’assistance nécessaire en fonction de votre propre effort. Comme quoi, entre puissance et utilisation de cette puissance, il faut faire le distinguo. Bien entendu, en ce qui concerne le Bellecour, c’est son domaine d’utilisation, le plat et léger faux plat, qui permet d’obtenir de ce rendement.

En plus, il est incroyablement onctueux. Le moteur m’a fait une impression très surprenante en « tirant », alors que c’est une « propulsion », littéralement mon poids, en douceur et progressivement mais sans rechigner. 1re surprise car son braquet unique, en gros un 46×16 est assez important et augurait d’une certaine difficulté pour se lancer. Il se trouve  que deux possibilités s’offrent à vous et viennent vous retirer cette épine du pied : démarrer en mode assistance 3, le maximum, ou alors un bon petit coup de pédale, en danseuse, le capteur réagit au quart de tour et le vélo s’ébroue.

Mais que l’on ne se trompe pas d’utilisation. Ce petit test, en cote, nous permet de visualiser les limites du Bellecour. Elles sont réelles en cotes dures, au-delà 6/7% car son démarrage est alors franchement physique. Mais le Bellecour n’est pas fait pour cela. Cela dit, si vous êtes sportif, grimper une belle bosse reste possible et ce, avec trois à quatre fois moins d’effort qu’avec votre « course ».

En revanche, dans son univers, le plat et le faux plat, même en extra-urbain, il est bluffant. Confortable, doux et puissant. Son utilisation se résume en trois segments

1/ Assistance 1 : plat total, si on veut économiser son autonomie. Le pédalage est légèrement physique et on arrivera, après 3 ou 4 km, légèrement en sueur…

2/ Assistance 2 : Allure naturelle, facile et rapide. Le braquet du Bellecour le rend naturellement rapide. On est toujours au-dessus de 20 km/h sans effort apparent. On peut alors s’attaquer à ses 8 ou 10 km de parcours sans souci. Et on arrive frais. Idéal.

3/ Assistance 3 : On est à la bourre ! On veut aller vite et démarrer vite aux feux.

Une allure un peu antinomique avec ce vélo mais qui reste efficace. Un bon 23/24 de moyenne sans fléchir. On arrive quand même en sueur, notamment à cause du léger effort et du vent créer par la vitesse : à l’arrêt, plus de vent mais la sudation qui continue !

À notre avis, le mode assistance 3 sert surtout à relancer le vélo dans les faux plats, aux feux ou aux Stops, ou carrément si vous affrontez un faux plat de plus de 100 m. Et là, le surplus d’assistance est flagrant

Indéniablement, le test dynamique de ce vélo est une réussite avec une mention spéciale pour le freinage, excellent. En forte descente, à 55 km/h, une vitesse un peu hors norme pour un tel vélo, les étriers Tektro m’ont arrêté avec force et progressivité. Étonnant !

Des poignées et une sonnette soignées
Un éclairage intégré splendide et efficace
le display de commande est minimaliste mais complet et facile à manipuler
Le Bellecour place Bellecour à Lyon: tout est à sa place...

Équipement : En options !

À part cette super béquille centrale, le Bellecour n’a ni porte-bagage avant, ni arrière. Encore moins de panier. Tous ces accessoires existent cependant en options. Si le panier avant n’est pas donné, à 110 €, le porte-bagage arrière Zéfal est lui bon marché, à 55 euros. Notez enfin qu’une batterie optionnelle, que nous vous conseillons fortement, est disponible pour un prix marché de 350 €.

Cote taille, le vélo est évidemment trop petit pour moi et mon 1.90 m mais Voltaire annonce entre 1.55 et 1.85m. Honnête. Les poignées sont agréables, le confort excellent même si la selle fait un peu « cheap » malgré un look vintage ambiance cuire.

L’éclairage est de qualité. À l’avant, il est en aluminium, puissant et élégant. À l’arrière, avec son intégration dans le garde-boue, il est lui aussi puissant, évite les coups mais n’est guère visible en latéral. Un casque lumineux sera le bienvenu. Notons aussi la bonne qualité des pédales, c’est rarement le cas…

Enfin, le vélo existe en trois couleurs. Bien.

Ça freine fort, très fort !

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