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Tubeless : Un Crotale dans mon évier !

Mon amie m’a dit : Ce sont eux ou moi !

Pendant un instant, je suis resté coi : Je suis hétéro et à plusieurs, pas mon truc…

Et puis j’ai compris : elle parlait des dégâts causés par le changement de mes tubeless dans la cuisine.

Il faut avouer que c’est coton…

A l’heure ou l’on envoie un 4X4 sur Mars , on se demande un peu ce qui se passe avec le tubeless…

Je vous resitue l’affaire :
Aujourd’hui, un transporteur passe reprendre mon Origine GTR de test. On est en retard et ce matin, je le jette sur le vélo pour le remettre en configuration… d’Origine.

Notamment les roues. Il se trouve que j’avais monté les Prymalh Orion C 35 en tubeless « pure » puisque comme vous le savez sûrement, les fabricants de vélo livrent toujours leurs vélos à roues tubeless avec des chambres à air. Déjà, une ineptie qui nous met sur nos gardes !

Quand Campagnolo équipe un vélo, le fabricant ne monte pas une cassette 11 à la place d’une 12…
La raison, ou plutôt les raisons, on les connaît maintenant : soit les tubeless se dégonflent en permanence (les boyaux se sont toujours dégonflés…), parce qu’il n’y a pas encore de liquide préventif, car c’est sale et visqueux, soit on n’est pas sûr que les pneus montés sur les roues « collent » à 100 % avec le modèle de roues !
Il n’y a que dans le monde du vélo que cela ne choque personne.
Et quand nous en parlons avec des constructeurs, sur L’Eurobike, notamment DT Swiss, dont la totalité de la gamme est uniquement en Tubeless, on vous répond de manière fort alambiquée qu’il n’y a aucun problème avec le Tubeless. Soit.

Je vais leur présenter mon amie, aux Suisses…
Bref, le tubeless, c’est bien mais pas en vitrine…et encore moins dans ton appartement.
Donc, je dois remettre les Prymalh du GTR en chambre à air.

Madré de Dios, si j’avais su, je m’y serais pris deux jours avant

Pour commencer, je tente de dégonfler complètement. Ironie du sort, maintenant, on y arrive plus ! En fait, la valve est collée de l’intérieur par le « lait ». Donc il faut « décrocher » le pneu des crochets intérieurs pour libérer l’air restant. Ça se fait simplement mais ça surprend.

Ensuite, simplement sortir le tubeless. Je choppe mes Démonte-pneus et c’est parti. Par n’importe lesquels ! Il faut qu’ils soient très fins et très, très solides car le tubeless résiste comme un damné !
Mes Mavic et/ou mes Michelin font l’affaire. Et il en faut trois obligatoirement ou alors faut maîtriser. Je pense à ceux d’entre vous qui ne sont pas forcément « mécano » et j’entrevois votre galère.

Là, je suis encore dans mon bureau.
Au secours ! Une fois le Continental GP 5000 sorti, Je cours dans la cuisine pour éviter de répandre partout le préventif encore liquide. Si vous avez de la moquette entre les deux, c’est mort !
Je mets le pneu dans l’évier et j’essaie de vider le surplus. Vider un pneu, c’est toujours drôle : dès que tu bouges, le liquide, évidemment, reste au centre bas du pneu. Bref, petite bagarre, je décore l’évier et je finis par faire couler le liquide restant. Soudain, une lueur dans mon esprit : du préventif caoutchouteux dans les canalisations de l’évier, ce n’est pas l’idée du siècle.
Oui, mais où alors ?>br>

Trop tard ! J‘en fous partout…
Avec l’autre roue, changement de décors : j’avais dû mettre un autre préventif car celui-ci est totalement sec mais toujours souple. Donc pas de catastrophe ce coup-ci mais un autre problème : ce préventif, du « Specialized », je pense, plus brun, a formé une seconde peau dans le pneu : On dirait la mue d’un Crotale !
Ce préventif a aussi séché sur certaines parties du tubeless. Je devrais l’enlever avec un couteau pointu pour rendre des roues propres ! J’y passerai 15 minutes. Super…
Décidément, ce tubeless, une affaire en or.
Je passe rapidement sur le démontage des valves tubeless. Pas si simple si vous ne voulez pas les flinguer. Et surtout, c’est à ce moment-là que vous vous rendez compte si vous les aviez serrés comme un sourd, ce qui ne sert à rien, ou pas…
Quand je pense que beaucoup ont peur de mettre des roues à boyaux à cause de la complexité du collage…
Il y a quand même quelque chose de pourri au royaume du tubeless, non ?
Alors nous faisons un appel à témoins.

Vous avez des roues tubeless et vous avez crevé en pleine nature. Quelles roues ? Quels tubeless ? Comment vous en êtes-vous sorti.

Envoyez votre récit à l’adresse :

redaction@lacheteurcycliste.com

Et nous ferons le point sur le tubeless afin de savoir si au quotidien, cette technologie est une avancée ou un retour arrière car après tout, si personne ne crève, ou si peu, ça se discute…

RJ

5 réponses

  1. Cher Richard
    C’est vrai que votre titre en « première de couv » m’a un peu hérissé le poil comme on dit. J’ai peur de la longueur de mes expériences avec ces couples roues /pneus. Je dirais qu’avec le tubeless les habitudes du cycliste doivent un peu changer. Un vélo équipé de chambres on le laisse pendu pendant deux mois sans s’en occuper. Le tubeless a plus besoin de …compassion.. Pendant les périodes de non emploi, il convient de faire tourner les roues régulièrement pour que le liquide ne soit pas toujours au même endroit (et surtout éviter de laisser la roue avec la valve en bas). J’ai connu les première Corima Winium tubeless avec des pneus Schwalbe. Un peu dures à monter, mais une fois tout en place c’était impeccable. Elles ont été vendues avec le Look 695 refilé à mon fils Stéphane. J’ai eu des Mavic ust montés avec les pneus de la marque d’abord puis avec des Vittoria graphène 2 plus liquide Schwalbe. Et depuis je roule sur des Shamal disc ‘alu) avec des pneus Véloflex et liquide « Joes No flat ». J’ajoute que tous ces pneus présentés comme « tubeless ready » demandent un peu de patience. Pour les faire claquer je dispose d’un gros compressseur et après ajout de préventif, il faut tout de suite aller rouler au moins une bonne vingtaine de bornes. Les jours qui suivent si l’on ne roule pas il faut refaire un peu la pression. Il m’est arrivé de retrouver un des pneus dégonflés car resté sans surveillance plusieurs jours. Je serais malhonnête de dire que ce long parcours d’une dizaine d’années a été un long fleuve tranquille. J’ai piqué quelques colères parfois. Mais tout cela pour résumer et si je me suis fait comprendre, que le choix de ce couple roue/tubeless me semble moins important que la manière dont on s’occupe de son matériel. Je suis un vieux maniaque qui a connu toutes les évolutions du vélo depuis le milieu du 20 ème siècle, et franchement la découverte du tubeless a été pour moi un événement incontournable du progrès. Et puis Richard, si je puis me permettre Corima qui avait été trop tôt à l’avant garde, construit de nouveau des roues tubeless, c’est la firme elle-même qui me l’a confirmé. Comme quoi…. Le dernier des Mohicans Michelin fabrique désormais des pneus tubeless, ça ne doit pas être un phénomène de mode. Pardon pour cette longueur…. Et fidèles amitiés cyclistes
    Roger

  2. Roger !
    pas de chapelle chez nous, vous le savez. Vraiment, si je n’avais pas rencontré autant d’emm….avec les tubeless, jamais ne me serai venu l’idée de ce sujet. Je ne mets absolument pas en doute votre expérience et vous êtes finalement assez nombreux à témoigner en ce sens. Donc, encore une fois, il semble que ce en soit pas un science exacte.
    donc, plus je répond, plus je pense qu’il faut faire une base indiquant quelles roues vont avec quels pneus
    alors Roger, vous commencez. Quelles roues et quels pneus utilisez-vous ? et quel préventif…

  3. Eh bien Laurent, voila encore une bonne info !
    Il faudrait presque faire un tableau des « couples » qui fonctionnent parfaitement et des autres. faire une base de donnée.
    Nous on est prêt !
    quant au préventif FINISH Line , merci. c’est noté. mais nous, on test ce que l’on nous envoie…

  4. totalement d accord avec roger,je suis en tubeless depuis le debut en route et aucune envie de revenir en arriere,je suis etonné que vous utilisiez encore des peventifs a base de latex depuis quelques annees j utilise un peventif de chez finish line sans latex c est top .au montage ou au demontage vous pouvez en mettre de partout aucun probleme ça se rince a l eau avec une eponge et c est nickel.

  5. Chacun connait ce dicton « Quand on veut tuer son chien on l’accuse de la rage ». Je dois avouer que pour les photos vous avez fait fort on croirait vraiment un montage. Ayant adopté le tubeless voici une dizaine d’années, je ne peux en dire que du bien et d’ailleurs je prédisais que c’était évidemment l’avenir du pneumatique sur route, à une époque où seulement quelques marques (notamment Hutchinson) croyaient dans ce produit. Depuis je n’ai plus connu de crevaison, et au démontage le préventif était toujours présent à l’état liquide et donc facile à supprimer d’un simple coup de chiffon sur la jante et d’un passage à l’eau pour l’intérieur du pneu. Il est bon de rappeler que tous les préventifs ne se valent pas et qu’il est utile de choisir celui qui de coagule qu’en cas de besoin. Je roule actuellement depuis 2000 bornes avec deux excellents Véloflex coton collés main et sans chambre à air. Allez les gars de l’AC je vous aime bien mais ne collez pas des titres en « première de couv », alors que manufacturiers et fabricants de roues se sont tous convertis au tubeless, me donnant une fois encore raison avant tout le monde Même les pros abandonnent les boyaux pour le tubeless dans certaines épreuves et encore eux, ne peuvent pas faire ce qu’ils veulent. A quand un titre du style « Vers la fin de la chambre à air? »
    Roger Soulas

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