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Sonny COLBRELLI ( Bahrein - Victorious), champion d’Europe Pour de vrai ?

Le sprinter italien est devenu champion d’Europe hier. En étant le seul à résister à l’accélération magistrale d’Evenpoel puis en l’alignant au sprint.

Nous n’y croyons pas.

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Nous en parlions déjà lors du dernier Tour de France. Les performances de l’Italien sont pour le moins remarquables depuis un an. Partout, y compris en montagne. Pourtant, rien ne laissait imaginer un tel changement de niveau. Surtout à 31 ans.
Si ces mensurations sont celles d’un coureur susceptible d’atteindre un tel niveau, c’est bien tout ce que l’on peut dire de factuel. 1.76 m et 74 kg. Par exemple, un Peter Sagan fait 1.84 m et 78 kg. Il grimpe cependant très correctement. Cosnefroy, 3ème, fait lui 1.79 pour 64 kg. Plus grand, plus léger. C’est d’ailleurs la tendance depuis 10 ans. Les champions grandissent et restent en deçà de 70 kg. Au moins pour les coureurs de Tour. Côté puncheur, on l’a vu, Sagan est plus petit et plus lourd. Plutôt logique. Mais les purs puncheurs, sont loin, très loin d’un Colbrelli. Que ce soient Bettini, Valverde, Joachim « Purito » Rodriguez ou encore Julian Alaphilippe, aucun ne dépasse les 1.70 sauf le « monstre » Valverde ni les 62 kg, Valverde compris !
Enfin, précisons que sa dernière victime, l’extraordinaire Evenpoel, fait lui aussi parti des puncheurs mais aussi des rouleurs. Pas des sprinters ni des descendeurs, il est vrai. Mais 1.71 m pour 61 kg.
Donc, Colbrelli est un pur sprinter. De poche pour le coup.

Un champion l’est toujours dès le début…

Les exceptions, comme Sagan, Van Aert ou Van der Poel, qui annoncent des morphologies hors normes n’ont pas attendu de passer la trentaine pour se révéler au plus haut niveau.
En revanche, Froome, Pantani, Virenque, Rebellin ou Ricco ont mis un peu de temps avant de se révéler. Leur point commun, excepté Froome (qu’on adore pourtant), vous le connaissez : tous ont été pris la main dans le sac. Mais là encore, il y a une grosse différence avec COLBRELLI : ceux dont on parle ont raflé d’immenses courses et obtenu des résultats exceptionnels sur la durée. C’est tout sauf le cas de l’italien.
Colbrelli a toujours été un second couteau. Du moins jusqu’à l’année dernière. Un bon sprinter, mais pas plus.
Ses équipes ? Division Continentale dès ses débuts, en 2012 : COLNAGO/CSF pendant deux ans, puis BARDIANI -VALVOLE/CSF INOX en 2013, BARDIANI/CSF de 2014 à 2016. Il passe ensuite en World Tour chez BARHEIN/MERIDA.
Ses plus grandes victoires ?
Des étapes au Tour du limousin, dans des courses de secondes zones italiennes (Coppa Bernocchi et le grand prix Bruno Beghelli) plus quelques autres du même acabit.
Son fait d’armes reste sa victoire lors de la seconde étpae de Paris-Nice 2017 et surtout sa victoire de la flèche Brabançonne, en 2017 devant Petr Vakoc au sprint (à 10) avec 10 secondes d’avance sur le peloton. Comme à chaque fois.
Il gagnera aussi 3 fois de suite la coupe d’Italie, l’équivalent de la coupe de France, donc des courses italo-italiennes avec une adversité sans commune mesure de ce qui se passe en World Tour. Colbrelli n’a donc jamais lâché personne. Encore moins en cote.
On est alors loin, très loin, du numéro réalisé cet été dans la roue de Gaudu sur le Tour et tout aussi loin de sa victoire au championnat d’Europe d’hier.

Il explose cette année seulement…

Il gagne en Romandie, au Dauphiné et au récent TOUR du Benelux.
Et enfin devient donc champion d’Europe en parvenant à tenir la roue du prodige Remco Evenepoel qui lance une attaque nucléaire et aura fait sauter Pogačar, Pavel Sivakov et Benoit Cosnefroy, ex-champion du monde amateur et vainqueur récent de la classique Bretagne Classique Ouest France (ex-grand prix de Plouay), course de coupe du monde.
Juste improbable…
Nous ne sommes pas contrôleur antidopage, encore moins médecin et ne disposons d’aucune information. Nos écrits n’engagent que nous. Mais Colbrelli, on l’a dans le collimateur depuis la mi-saison
Alors que Sonny COLBRELLI nous pardonne si d’aventure il est blanc comme neige. Mais les présomptions de votre serviteur, considéré comme un cycliste et un homme de bon sens de 57 ans dont 40 passés à regarder, faire, apprendre le vélo, le rende furieusement méfiant.
Or l’Italien coche toutes les cases du doute raisonnable…
Explosion tardive, victoire d’un niveau inconnu à ce jour, victoires hors de sa « spécialité historique » surtout pour un sprinter. Et progression radicale en montagne.

Retour du dopage ?

Ça sent le chaud dans le meilleur des cas…
Les Ineos Grenadiers ne gagnent plus ou moins, si d’aventure eux avaient trouvé la potion magique, ils ne l’auraient sûrement pas égaré même si leur ex-médecin a été condamné tout récemment.
Les Jumbo-Visma sont souverains, tous.
La Merida Victorious ne sent plus ses jambes, là encore toute l’équipe.
Enfin, des coureurs très forts comme Romain Bardet ont quand même énormément de mal à revenir au niveau, même inférieur à leurs plus belles années. Comme si le niveau avait encore augmenté. On notera aussi les nouvelles moyennes effarantes réalisées par les coureurs…
Globalement d’ailleurs, les Français semblent rentrer de nouveau dans le rang même s’ils restent encore bien meilleurs que depuis 20 ans.
Enfin, n’oublions pas que le 15 juillet, par suite d’une enquête (comment ? Pourquoi ? Suite à quoi ?), la gendarmerie a déboulé à l’hôtel du Team Bahreïn Merida. Chez personne d’autre…
Depuis, plus de son, plus d’image. Tout cela semble être concomitant.
Chez Bahreïn Victorious, c’est chaud.

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