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Tour de France 2022

Et une étape Gravel ???

Décidément, le Tour et Christian Prudhomme nous inspirent.
À chaque présentation du parcours, au-delà de la grand-messe organisée pour l’occasion au palais des congrès de Paris et le boulot que représente une telle organisation, on ne peut s’empêcher d’y trouver à chaque fois à redire et de rester sur notre faim…

Christian Prudhomme et Marion Rousse, directeur-trice du Tour

On notera déjà, que ce parcours sera « tout à droite » ! Au moins de la France.
Pour le reste, on laisse faire les coureurs mais sur le papier : Danemark, Belgique et Suisse sont au programme. Et même une halte dans la paisible bourgade d’Aigle, où se love les bureaux rutilants de l’UCI, au pied des montagnes entre Vaud et Valais.

Les Aigle papers ? Mais je m’égare…

Non, il y a autre chose.
Depuis l’année dernière, chez ASO, on semble avoir compris qu’il était temps de dynamiter un peu le parcours du Tour qui voyait ses petits copains, le Giro et la Vuelta, se démener et offrir à leur épreuve un vrai suspens.
En tant que leader un chouia pachydermique, le Tour se devait de réagir. Alors ils ont remis des pavés, des étapes plus courtes et plus saignantes et quelques étapes « historiques » pour la tradition.
Pas mal. Une recette qui marche. Si on garde ses œillères, ce tour est dans les clous.
Mais si on prend un peu de recul et que l’on regarde le vélo et le Tour d’un peu plus haut, on voit quoi ?

Quelques points qui nous chagrinent :
1/ Les coureurs ne gagnent pas assez, les filles encore moins.
2/ Il manque au moins une journée de repos voire deux. On sait que c’est un vrai argument contre le dopage comme l’a toujours indiqué Christophe Bassons.
3/ La sélection risque encore de se faire sur des chutes stupides autant que sur les exploits des coureurs. Et comme d’habitude, personne n’arborera de protections modernes.

Bref, sur le fond, rien ne change.

Un peloton et des échappés dans de tels décors, ce serait exceptionnel
Pas sûr que les constructeurs nous sortent des "Titane" comme à Megève mais quand même...

Une étape « Gravel »  pour créer un événement mondial!!!
Pourtant, au regard des changements profonds du vélo, il y aurait à dire et encore plus à faire sur ces sujets. Mais un coup de tonnerre est possible.
Et si on tentait, pour une fois, d’être un peu novateur ? Si on tentait de vivre avec son époque ? Et accessoirement faire plaisir à tous, coureurs compris.
C’est lors de notre rencontre avec Andy Schleck que nous y avons pensé : le Gravel explose. Andy adore. Et il n’est pas le seul, les constructeurs sont ravis et nous, on s’amuse dans les sous-bois et autres cols de montagne…
Alors, si le Tour intégrait une étape « Gravel » ?
Au lieu d’allonger la planche des belles filles version Strade Bianche, pourquoi ne pas y aller franchement ?
Le spectacle serait sûrement grandiose. Un parcours pas trop cassant, pas dangereux, mais une vraie étape avec des images folles, inédites, mondiales ?
Bien sûr, certains vont couiner car ce serait remettre en cause l’image même du Tour. Je répondrais à ceux-là, qu’ils n’ont pas bien regardé les images du Tour des années 30.  Dès que la route s’élevait, c’était tout simplement du Gravel !

Juste un peu d’innovation…
Alors nous lançons un appel à Christian Prudhomme : vas-y, Christian, et reste le directeur du Tour qui aura vraiment changé la donne.

Et si vous avez besoin de conseillers, on est là !

RJ

Le parcours du Tour féminin, qui aura lieu après celui des hommes

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