Partager
Les roues 2018

Super Test Roues 2018 :
Les roues carbone

LES ROUES CARBONE DE 25 À 45 MM PNEUS, BOYAUX, TUBELESS
Découvrez leurs différences, et quels sont les modèles les plus adaptés à votre type de pratique. Tout commence par là… Retrouvez également, en fin de dossier, toutes les mesures de notre nouveau banc-test.

Les roues 2018 : Plus basses mais tout aussi rigides !

C’est la tendance ! La hauteur n’est plus synonyme de rigidité. Pire, d’aérodynamisme non plus… en tout cas, sûrement pas au point de faire hésiter 98% d’entre nous. En revanche, tout redevient possible comme descendre un col ou sortir lorsqu’il y a du vent, sans forcément faire 90kg.

Alors, tubeless, pneus ou boyaux ? Eh bien la question ne se pose plus forcément de cette façon…

Daryl Impey - Ritchie Porte
Daryl Impey , Ritchie Porte Shimano partout mais tailles différentes…

Depuis deux ans, timidement, mais surtout depuis le dernier Eurobike, nous avons assisté à une tendance lourde côté roues : la première, c’est l’arrivée (le retour ?) du tubeless. On notera que si, en théorie, le rendement et le confort y gagnent, côté poids, c’est moins sûr. En effet, les parois se doivent d’être renforcées pour supporter la pression nécessaire au tubeless, qui demande une pression importante et des jantes parfaites pour pouvoir « claquer » au gonflage. Comprenez se coller aux parois pour assurer une parfaite étanchéité.

La seconde, c’est la compaction des jantes : plus basses, plus larges. Là s’ouvre un gros débat. Aujourd’hui, on trouve des jantes presque aussi larges que hautes ! Mais gare à l’embonpoint ! Nous avons déjà pu constater que ce genre de roues peut parfois se retrouver grevé par ce choix, en termes de rendement. Pourquoi ? Pas simple à dire, car il est difficile d’obtenir le poids des jantes nues de la majorité des fabricants, à quelques exceptions notables près, c’est-à-dire ceux qui fabriquent eux mêmes (Corima, Enve), ou de plus petits assembleurs comme Asterion, RAR ou Duke. Ceux-là communiquent sur le poids des jantes, ce qui indique leur sérieux et leur haut respect du client. Les autres, pas forcément moins bons d’ailleurs, restent plus secrets. Reynolds, Campagnolo, Fulcrum, Mavic, pour les plus connus, ne jugent pas la question plus importante que cela. On peut effectivement indiquer que dans une roue, ce qui compte, c’est la roue, pas uniquement la jante. C’est juste. Mais l’info n’a jamais tué personne, et plus on en sait, mieux c’est ! Bref, « attention » à ce genre de roues. Sauf que « attention ! », c’est bien gentil, mais attention à qui ? A quoi ? Bon, on va encore se faire des amis…

FDJ
La FDJ fait du gravel…

Alors, attention à ceux qui ne sont pas de purs fabricants de jantes. Compacter une jante, c’est compliqué. Ca change vraiment la donne, car le carbone est différent, le lay-up aussi, et le savoir-faire capital. D’autant que c’est tout de même assez nouveau, ce truc-là ! Donc, méfiance. Entre ceux qui font ça pour la « mode », et ceux qui le font parce qu’ils savent pourquoi, nous avons l’impression qu’il y a un léger écart.

Nous allons donc vous parler de ceux que nous avons aimé et… c’est tout !

Un point tout de même sur les absents : pour des raisons qui les regardent, des gens comme Campagnolo, Fulcrum ou encore Xentis n’ont pas pu ou voulu être présents. Peut-être que la présence d’un banc-test dernier cri et ultra moderne, en a fait reculer quelques-uns. Chez les Italiens, la réponse a été qu’ils n’avaient plus de roues ! Apparemment, les grèves à répétitions chez Campagnolo commencent à faire leur effet ! Pourtant, les roues carbone sont fabriquées en Roumanie (c’est d’ailleurs la raison de la grève !). Du côté de Fulcrum, plus de son, plus d’image ! Enfin, Xentis et RAR ont eu un retard dans leur production. Ce sera pour bientôt, donc. Chez Zipp, c’est un peu différent : nous avons déjà testé les redoutables 202 dernière version. Mais Zipp a les yeux résolument tournés vers l’avenir, et ne jure plus que par les modèles à pneus et à disques ! Donc, pas de 202 disponibles. Bon, on va vous en dégoter une paire rapidement pour vérifier leur comportement sur le banc-test !

Reste, et là c’est notre faute, Shimano : nous avons testé les Dura-Ace 40T boyaux, puisque nous les avons encore (merci Shimano France), mais un regrettable concours de circonstances a fait que nous n’avons pas pu les mettre sur notre nouveau banc-test à temps. Elles sont donc présentes mais… à moitié !

PROTOCOLE DE TESTS :
Pour tout comprendre…

Compréhension du tableau la rigidité, une valeur incontournable à prendre avec précaution

Tant que nous ne mesurerons pas une roue sur un Vélo, il sera impossible d’obtenir des valeurs indiscutables. En attendant, les nôtres se rapprochent le plus possible de la réalité. Contrairement aux Affirmations assenées ici ou là, ce n’est pas parce Qu’une roue est rigide en statique qu’elle sera identique en dynamique ! L’explication tient dans le montage et le poids de la jante. En clair,si une roue n’est pas ultra-rigide, qu’elle bouge vite et/ou beaucoup sous une certaine force, Elle peut aussi très bien réagir comme un arc et Renvoyer la force qui lui est infligée. Dans ce cas, son dynamisme sera très développée et la roue sera Performante, sans pour autant être très rigide… Jusqu’à ce qu’elle décroche à cause d’un cycliste trop lourd ou trop puissant ! À l’inverse, une roue très rigide n’aura peut-être pas cette capacité à se déformer et ainsi emmagasiner cet effet « ressort ». Voilà pourquoi un tableau de chiffres statiques, sans un test dynamique sur la route, n’est pas suffisant. Nous vous invitons à « mixer » les résultats de nos graphiques et notre feeling en dynamique. Vous serez ainsi beaucoup plus près de la vérité …

Base de réflexion

Notre théorie est la suivante : des roues trop souples « tordent » rapidement. Mais pas forcément énormément : soit c’est le rayonnage qui est en cause, soit c’est la jante ou encore le moyeu ! Ensuite, en deuxième étape, une fois la roue en « butée », au maximum de son élasticité, elle se « cale » et retrouve sa rigidité. Comme un amortisseur en bout de course. Ou pas ! Parfois, la roue s’affaisse et s’en est fini. À l’opposé, des roues très (trop) rigides ne se déforment pas du tout et n’ont aucune élasticité. Elles ne s’affaissent jamais, elles peuvent donc être « inertes », comme les anciens cadres carbone, durs comme du bois ! Elles sont « idéales » pour les coureurs lourds et/ou surpuissants en termes de fiabilité, mais pas optimales en termes de rendement : il leur manque le « nerf ». Les deux sont extrêmement difficiles à concilier. Certains y arrivent…Du coup, pour des cyclistes assez légers ou de puissance « normale », on obtient parfois des sensations de rendement qui peuvent se rejoindre entre une roue peu rigide et une autre qui le serait beaucoup plus ; en revanche, un « lourd » écrase tout de suite la roue…Autre élément qui entre en ligne de compte, le montage des rayons, notamment leur tension et leur tangence par rapport aux moyeux : à jantes et moyeux identiques, une différence de tension de l’ordre de 3 à 4 kg peut radicalement changer la donne. Niveau comportement, bien sûr, et aussi, plus tard, niveau rigidité : la jante ou les moyeux peuvent souffrir beaucoup plus vite. Il faut une jante très résistante et légère à la fois.

Et puis, comment ne pas parler des rayons ! Leur capacité d’extension, le « fluage » pour les modèles en aluminium, changent fondamentalement d’un modèle à l’autre. En tirant dessus, on détruit leurs qualités intrinsèques. Chaque rayon a une « plage » d’utilisation idéale. Avant, ce n’est pas bon, après non plus. Une fois atteint le point de non-retour de tension du rayon, on finit par retendre et encore retendre pour finir par le casser. Enfin, la rigidité des jantes. Qui communique à ce sujet ?

Personne. Nous savons que Mavic mesure ses jantes seules mais qui d’autre le fait ? Difficile à dire. Résultat, entre une jante fabriquée en Chine, sans contrôle avant montage, et une autre faite, par exemple, en Italie ou en France, et vérifiée, c’est le grand écart. Tout le monde va dire que sa jante est la meilleure, bien sûr. Il existe plusieurs éléments qui peuvent transformer le comportement d’une roue malgré ses résultats sur une machine. Cela pose de vrais problèmes aux fabricants car désormais, il faut tout prévoir, tout imaginer et tout tester. Et cela coûte de l’argent. Alors, peu le font vraiment… On pourrait même ajouter le matériau et le diamètre des axes : leurs comportements sont visiblement différents en machine et sur la route. Alors, pour éradiquer le problème, on les rigidifie de plus en plus en augmentant leur diamètre et en utilisant le titane. Mais parfois, on dépasse la dose prescrite…

Le testeur …

Testeur unique : un lourd et grand ( 1.90 et 90 kg) 3000 km/an
Roues habituels : Corima MCC 32 S+à boyau. Mêmes pneus avec notre partenaire Hutchinson
Pression : 8 bars , pneus , tubeless et boyau
Braquets : 52×36 et 11×32
Velo : Lemond Washoe Acier (7.2 kg)

Dynamique (sur route)

Portion plate sur 1000 mètres, pour « sentir » les roues. Refaite plusieurs fois si nécessaire. Puis 2 séries de 500 mètres à 10% : Une «personnelle», comprenez à notre rythme Naturel, en cadence et une seconde, en prise et en danseuse

Statique (machine)

Nouveau : courbe de déplacement avec 25, 50,100 et 150 N de force ce qui représente quatre allures 25N : ballade, 50N : on met du braquet,
75N : On force, 100N : A l’effort, 150 N : A bloc, au Sprint
Notre machine est la seule du marché de la presse à pouvoir mesurer le déplacement d’une jante à l’aide d’un actionneur et d’un comparateur électrique (à fixation hydraulique) Elle est neuve et contrôlée par Fidemeca et sa filiale LF.
Ils travaillent pour Airbus ou Decathlon. Entre autres…

 

VITTORIA QURANO 30

Vittoria Qurano 30

Profil jante : 30 mm, largeur 24,5 mm, carbone. Asymétrique à l’arrière
Moyeux : aluminium
Rayons : 16 et 21
Poids : 1470 grammes
Tarif : 1850 €

Vittoria Qurano 30 Moyeux av Vittoria Qurano 30 Moyeux ar

Notre avis : Superbement construites, les Qurano sont clairement rigides mais, curieusement, on les sent un peu lourdes : pourtant ni pataudes, ni « grasses » mais, en rendement pur, il en manque « un petit bout ». Côté louange, leur confort est indéniable. Autre point positif, elles supporteront facilement les cyclistes de tous poids, mêmes lourds.
Ces roues avancent bien et offrent vraiment beaucoup de polyvalence. Des roues à conseiller à ceux qui voient le vélo en souplesse, en douceur, qui ne recherchent pas la performance, sans pour autant rouler avec des roues lambda. Et puis elles sont très jolies !

Renseignements : www.vittoria.com/eu/

 

DUKE BACCARA 35 T (BOYAUX)

Duke Baccara 35 T av

Duke Baccara 35 T ar

Profil jante : 35 mm, largeur 26 mm, carbone, asymétrique
Moyeux : Duke CanAm SP Rayons : 20 et 24 (Sapim Cx-Ray ligaturés)e
Poids : 1215 grammes ) Tarif : 1649 €

Duke Baccara 35 T Moyeux av Duke Baccara 35 T Moyeux ar

Notre avis : De tout nouveaux moyeux (prototypes pour nos modèles d’essais), un montage en France et à la main, et un rapport prix/poids de très bonne facture pour ces Duke Baccara. Très correctes partout, on aurait aimé un peu plus de rigidité pour la roue arrière. Les moyeux, peut-être un peu trop légers, peuvent l’expliquer. Au banc-test, cette roue a un peu souffert. Moralité, on la conseille surtout aux cyclistes de moins de 80 kg, bien que Duke les indique jusqu’à 100 kg. A notre avis, évitez… Cela étant, avec les moyeux en série, les choses changeront sûrement. On vous tient au courant. En tout cas, si vous êtes légers et que vous ne « tirez » pas trop sur votre vélo, ces Duke sont une belle option pour se confectionner un vélo très léger et pas trop cher. Très confortables, aussi, grâce aux boyaux de 25. Enfin, elles sont très belles !

Renseignements : www.duke-racingwheels.com

 

ZIPP 202 NSW (PNEUS)

Zipp 202 NSW (Pneus)

Profil jante : 32 mm, largeur ext. 25,4 mm, int. 16,25 mm, carbone
Moyeux : Zipp NSW / Rayons : 18 et 24, Sapim CX Ray. Croisés par deux
derrière
Poids : 1375 grammes (615+760) / Tarif : 2800 €

Zipp 202 NSW Jantes Zipp 202 NSW Moyeux ar Zipp 202 NSW Moyeux av

Notre avis : Dans leur catégorie, c’est-à-dire jantes basses à pneus, elles sont toujours excellentes. Les NSW demeurent à ce jour les meilleures Zipp jamais conçues. Confortables et, côté rendement, pas de « blocage », même sur les forts pourcentages. Sur de telles pentes, elles continuent d’avancer sur le même rythme, avec la même aisance. Elles sont tout simplement excellentes ! On tutoie le rendement de roues à boyaux.
De telles roues peuvent satisfaire une majorité de cyclosportifs, même très affûtés. Seul un grand prix de la montagne peut les faire reculer.
Reste leur prix, très élitiste pour des roues à rayons classiques…

Renseignements : www.zipp.com

 

ASTERION EDITION ONE 35C (PNEUS)

Asterion Edition One 35C (Pneus)

Profil jante : 38 mm, largeur extérieure 28 mm, intérieure 26 mm
Moyeux : Aivee aluminium 7075 T6
Rayons : 20 et 24, Sapim CX Ray / Poids : 1200 grammes / Tarif : 1799 €

Asterion Edition One 35C moyeux av Asterion Edition One 35C moyeux ar Asterion Edition One 35C jante int Asterion Edition One 35C jante ext

Notre avis : Toujours aussi faciles et dotées d’un confort étonnant. Elles distillent le même rendement que des roues à boyaux jusqu’à 5-6% de pente. Ensuite, passés les 8-9%, elles commencent à vous rappeler qu’elles sont à pneus, mais avec beaucoup de tact. Des roues à pneus très réussies. Même les « accros » aux boyaux pourront leur faire confiance. Très peu de prise au vent en latéral. En fait, elles sont si proches des Campagnolo Bora 35 (moins le prix, bien sûr) que l’on défie quiconque de faire la différence. Et à notre avis, les nouveaux moyeux y sont pour beaucoup. Ajoutez le made in France et le compte est bon. On achète les yeux fermés ! Un super produit.

Renseignements : www.asterion-wheels.com/fr

 

DUKE BACCARA 25 C (TUBELESS)

Duke Baccara 25 C (Tubeless)

Profil jante : 25 mm, largeur 26 mm, carbone
Moyeux : Moyeux Duke CanAm SP
Rayons : 20 et 24 Rayons Sapim Cx-Ray ligaturés
Poids : 1310 grammes
Tarif : 1719 €

Duke Baccara 25 C Moyaux av Duke Baccara 25 C Moyaux ar

Notre avis : Grosse qualité de roulage sur le plat où elles seront vraiment ludiques ! C’est facile mais, à ce niveau, vraiment notable. Vive le tubeless. Nous les avons bien plus appréciées que les versions de 35 mm à boyaux ! C’est le monde à l’envers !
On arrive cependant un peu derrière les DT Swiss et les Mavic Ksyrium en termes de rendement dans les gros pourcentages. A l’inverse, on louera leur freinage, parfait sur le sec, et exceptionnel sur le mouillé. Voilà donc des roues de cyclosport « haut de gamme », mais pas de compétition. Pour des tubeless, ok, c’est un peu évident mais pas inutile de le préciser, pour certains. Très belles, très classes, on les aurait aimées plus rigides dans leur ensemble.

Renseignements : www.duke-racingwheels.com

 

Roval & Corima
Roval et Corima sont présents chez les pro. Ici, Luis Leon Sanchez

 

LIGHTWEIGHT GIPFELSTURM (BOYAUX)

Lightweight Gipfelsturm (Boyaux)

Profil jante : 27 mm, largeur 20 mm, carbone
Moyeux : carbone
Rayons : carbone, 20 et 24
Poids : 1025 grammes (450 + 575)
Tarif : 3900 €

Lightweight Gipfelsturm Moyeux av Lightweight Gipfelsturm Moyeux ar Lightweight Gipfelsturm jantes

Notre avis : Techniquement, ces roues sont à part. Économiquement aussi. Avec elles, il faut partir d’un seul et unique point de départ : votre poids ! Au-delà de 75 kg, vous oubliez ! Rien ne justifie alors de se les offrir. La grande force des Lightweight étant leur rapport poids/nervosité. Donc, si on les écrase, plus rien ne fonctionne !
En revanche, si vous faites moins de 75 kg, vous allez profiter d’une roue avant exceptionnelle, notamment en danseuse (même avec mes 90 kg, elle rigole), et d’une roue arrière dynamique et nerveuse. Mais dans tous les cas, on paie la moitié du prix pour l’exploit technique que constitue leur fabrication et non pour un rendement fabuleux. Enfin, leur confort est exceptionnel. Attention au freinage sous la pluie, cependant.

Renseignements : www.lightweight.info

 

ROVAL CLX 32 MM (PNEUS)

Roval CLX 32 MM (Pneus)

Profil jante : 32 mm, largeur ext. 28,1 mm (interne 20,7 mm), carbone
Moyeux : Roval AF, Ceramic Speed, roue libre DT Swiss 240
Rayons : 16 et 24, DT Aérolite
Poids : 1280 grammes (550 + 730)
Tarif : 2298 €

Roval CLX 32 MM Moyeux av Roval CLX 32 MM Moyeux ar

Notre avis : Modernes, très à l’aise sur le plat et jusqu’à 5-6%, elles deviennent cependant exigeantes dans les forts pourcentages (10%).
On évolue dans la zone des Astérion, mais un ton en-dessous. Montage sérieux, tout comme la finition. De très bonnes roues… à pneus, mais le prix est cependant un peu élevé à notre goût.

Renseignements : www.rovalcomponents.com

 

MAVIC KSYRIUM PRO CARBON SLC (PNEUS)

Mavic Ksyrium Pro Carbon SL C (Pneus)

Profil jante : 25 mm, largeur interne 17 mm, carbone
Moyeux : Mavic aluminium
Rayons : 18 et 24
Poids : 1390 grammes (615+775)
Tarif : 1699 €

Notre avis : Si les Corima ne coûtaient pas 600 euros de moins, ce qui est un gouffre, nous aurions peut-être élu ces roues les meilleures de ce test ! Il se trouve qu’elles sont à pneus, ce qui change la donne et qui, intrinsèquement, en fait des roues un peu moins efficaces que les Corima. Mais pour des roues à pneus, voilà une pure réussite. Certainement les meilleures Mavic depuis des années. Elles n’ont aucun défaut, comme quelques autres roues de ce comparatif, mais surtout, leur aisance est impressionnante. Elles ne font jamais mal aux cuisses et supportent facilement les gros pourcentages. Le freinage est bon et les pneus de 25 s’occupent du confort. Seule la hauteur des flancs peut gêner en cas de crevaison, car il faut de bons démonte-pneus (grands) pour sortir les pneus. C’est le cas pour les Hutchinson. Des roues qui mettent un énorme coup de pied au c… des R-Sys SLR qui ne supportent absolument pas la concurrence ! On achète !

Renseignements : www.mavic.com/fr-fr

 

MAVIC COSMIC ULTIMATE (BOYAUX)

Mavic Cosmic Ultimate (Boyaux)

Profil jante : 40 mm, largeur : 24 mm, carbone
Moyeux : carbone avant et aluminium arrière
Rayons : 20 et 20
Poids : 1250 grammes (555+695)
Tarif : 2999 €

Mavic Cosmic Ultimate Moyeux av

Notre avis : Les mêmes qualités, ou presque, et les mêmes défauts que les Lightweight, mais version « plat » ! Les CCU, secondes du nom, ont curieusement un peu perdu par rapport à leurs devancières. Plus confortables, c’est une évidence, elles n’offrent pas la même « giclette » ni la même rigidité que les anciennes. Plus civilisées mais un poil moins efficaces, en fait. Légèrement décevantes. Surtout pour une telle somme. En revanche, techniquement, le prix se justifie car le boulot est énorme. Une question d’envie.

Renseignements : www.mavic.com/fr-fr

 

DT SWISS PRC 1400 SPLINE (TUBELESS)

DT Swiss PRC 1400 Spline (Tubeless)

Profil jante : 35 mm, largeur 25 mm (18 mm intérieur), carbone
Moyeux : DT Swiss 240
Rayons : 20 et 24
Poids : 1486 grammes (658+828)
Tarif : 1958 €

DT Swiss PRC 1400 Spline Jante

Notre avis : On a adoré ! DT Swiss a changé sa gamme à 100 % cette année, et si nous n’avons pas toujours apprécié certains de leurs produits, voilà que les Suisses nous répondent magistralement. Ces roues tubeless sont incroyables. Littéralement invisibles sur le plat, il faut vraiment aller les chercher pour se faire mal aux cuisses. En bosses dures, au-delà des 10%, c’est du gâteau. Avec le bon braquet, bien sûr. Alors, ce ne sont pas des roues de course, mais elles seront de merveilleuses alliées pour des cyclosportives à multiples ascensions. Le confort est nickel, tout comme le freinage, même sur le mouillé. N’en jetez plus. Voilà certainement les meilleures tubeless que nous n’ayons jamais testées, et elles « déposent » beaucoup, beaucoup de roues classiques à pneus.
On achète. Plutôt deux fois qu’une !

Renseignements : www.dtswiss.com/fr/

 

SHIMANO DURA-ACE 40T

Shimano Dura-Ace 40T av

Profil jante : 37 mm, largeur 28 mm, carbone
Moyeux : aluminium
Rayons : 16 et 24
Poids : 1411 grammes (637+774)
Tarif : 2999 €

Shimano Dura-Ace 40T ar

Notre avis : Les meilleures Shimano ! De pures roues de compétition ! Malgré un poids « un chouia » plus élevé que la concurrence, Shimano a signé là un produit pétri de qualités : excellentes à la relance, rigides, nerveuses, fiables, ces roues larges de 37 mm de hauteur passent aussi partout. Rassurantes, imposantes et… chères, elles visent avant tout l’excellence pour aider son propriétaire à remporter un sprint en montagne ou générer des relances explosives ! Comme souvent avec Shimano, aucun compromis n’a été fait avec les 40T.

Renseignement : https://bike.shimano.com/fr-FR/home.html

 

CAMPAGNOLO BORA ULTRA 35 (BOYAUX)

Campagnolo Bora Ultra 35 av

Campagnolo Bora Ultra 35 ar

Profil jante : 35 mm, largeur 24, mm, piste de freinage 3Diamant
Moyeux : Campagnolo Cult
Rayons : 16 et 21, G3
Poids : 1160 grammes
Tarif : 2750 €

Campagnolo Bora Ultra 35 profile

Notre avis : Toujours au top niveau, leur avance semble cependant avoir disparu ! 2018 pourrait signer le retour des autres marques au niveau des Campa. En attendant, les Ultra 35 restent faciles, maniables, très légères, et presque aussi rigides que nerveuses. Au-delà de 80 kg, préférez les 50 mm, car ces 35 peuvent alors perdre de leur dynamisme.
Leur fiabilité est toujours légendaire et leur rendement excellent. Elles sont belles et bien construites. Parmi les meilleures roues au monde pour les grimpeurs, notamment.
Mais à 2750 euros, avec une fabrication roumaine, nous n’achetons pas forcément. En revanche, en occasion, on saute dessus sans réfléchir !

Renseignements : www.campagnolo.com/FR/fr

 

CORIMA 32MM MCC S+ (BOYAUX)

Corima 32MM MCC S+ av

Profil jante : 32 mm, largeur 22,6 mm, carbone
Moyeux : Corima carbone
Rayons : 12 et 12. Carbone et coniques
Poids : 1090 grammes (460+630)
Tarif : 2999 €

Corima 32MM MCC S+ ar

Notre avis : Les brutes ! Dans la vision de roues hyper rigides et hyper légères, les 32MM MCC S+ sont imbattables. La solution ? Les rayons carbone coniques et les jantes remplies de mousse structurale. Ce sont donc les roues parfaites pour les cyclistes un peu lourds qui veulent se faire plaisir et pouvoir aligner deux ou trois cols dans la journée.
Ce sont les seules capables de proposer ce contrat de roulage. Leur défaut? Le prix bien sûr, bien qu’à 1000 euros de moins que des Lightweight, et une « aéro » limitée qui leur ferme la porte des compétitions, notamment sur le plat. Mais voilà qui en fait tout de même le porte-étendard des roues Grand Tourisme ultra techniques et faibles.
Réservées aux vieux-riches-lourds ! Donc mes roues…

Renseignements : www.corima.fr

 

CORIMA 32MM S1 (BOYAUX)

Corima 32MM S1 (Boyaux)

Profil jante : 32 mm, largeur 22,6 mm, carbone
Moyeux : Corima
Rayons : 18 et 20
Poids : 1300 grammes (565+735)
Tarif : 1099 €

Corima 32MM S1 maoyeux av Corima 32MM S1 maoyeux ar

Notre avis : Nous sommes bluffés ! Voilà la preuve que les rayons coudés ont encore de très grands jours devant eux. Mais au-delà de l’aspect technique, ces « petites » Corima sont, sans l’ombre d’un doute, le meilleur rapport qualité/prix/rendement en Europe, et sûrement au monde. Elles savent tout faire, et si vous vous fendez de très bon boyaux, comme les nôtres, alors vous allez rester sur le c… ! Peu importe votre poids, elles offrent une rigidité exemplaire. Mais elles apportent aussi la nervosité des rayons inox. Le confort n’est pas en reste. Elles grimpent à merveille et ne s’essoufflent pas. Une bonne « aéro » et pas de prise au vent. Bref, la polyvalence parfaite, si le collage des boyaux ne vous rebute pas. Des petites bombes parfaitement utilisables en compétition et, bien sûr, en cyclosportives. Le confort et le super freinage, même sous pluie (avec patins Corima), sont aussi au menu. On achète à 200% !

Renseignements : www.corima.fr

Des roues de toutes les tailles
Des roues de toutes les tailles

 

LES CHIFFRES !

Voilà enfin des chiffres et un banc-test qui vous démontrent ce que l’on ressent depuis des années. Le banc ne ment pas et il met en lumière les qualités et les défauts des roues. Nous sommes ravis de pouvoir être le seul magazine à vous donner accès à de telles données (exit le clientélisme et les arrangements entre amis…) !
On sait depuis assez longtemps que la rigidité est l’atout majeur d’une roue. Bien avant le poids. Mais ce n’est pas si simple à comprendre et encore moins à faire.
Commençons par les roues arrière. Prenez l’exemple le plus flagrant, les roues arrière Lightweight et Duke 35 à boyaux. Toutes deux ont montré que passés les 100 Nm, elles s’affaiblissent grandement. Au point d’aller jusqu’à 10 mm de déformation avant d’atteindre les 150 Nm. Ce qui indique donc, surtout pour la Lightweight, que jusqu’à 95 Nm, cette roue est parfaitement rigide. Ensuite, sa conception à rayons plats carbone non-tendus montre sa limite. En clair, si la force exercée sur cette roue l’est soit par un coureur léger, soit par un coureur un peu plus lourd mais qui « mouline », tout va bien, et on profite de tous ses avantages, dont le poids. Sinon, c’est la « catastrophe ». Voilà pourquoi mon ascension la plus terrible du Ventoux l’a été le jour où j’avais équipé mon vélo de ce qui était alors les Lightweight Ventoux !
A l’inverse, la Corima 32 MM MCC S+ à boyaux est non seulement d’une rigidité à toute épreuve mais, de plus, elle est parfaitement linéaire. Merci les rayons coniques ! C’est pourquoi j’adore ces roues.
Quant aux Duke Baccara tubeless, quasi aussi rigides que les Corima 32MM MCC, elles démontrent que le tubeless peut aussi apporter beaucoup de rigidité. Ensuite, ce sont les pneumatiques et le poids des roues qui achèveront de donner leurs qualités de comportement et de vitesse.
Enfin, comment ne pas mentionner la superbe performance des Corima 32MM S1 « d’entrée de gamme », les moins chères de ce comparatif avec leurs 1099 euros et des chiffres qui les placent en quatrième position théorique. La route nous prouvera le reste…
Du côté des roues avant, même constat. Sauf que la Corima S1 est carrément la meilleure ! Ceci dit, devant, si la rigidité est là aussi capitale, on constate que l’Asterion, qui monte pourtant à près de 5 mm de déplacement, se comporte admirablement sur le terrain. La vérité de l’avant n’est donc pas identique à celle de l’arrière. Une question de parapluie et de cassette, bien sûr.
On note aussi et surtout que faire une roue avant de qualité est à la portée de beaucoup de bons constructeurs, et que créer un équilibre sur une roue avant est finalement assez simple. C’est donc le rayonnage, la garantie et la fiabilité qui feront la différence. Et le prix, comme toujours…

2018 : un tournant ?

Vous le savez, à l’Acheteur, nous mettons depuis des années les roues à boyaux au-dessus de tout. Mais force est de constater que, cette année, les constructeurs sont parvenus à faire des merveilles. Les tubeless offrent un confort et une aisance exceptionnels à vitesse modérée. Les roues à pneus ont fait des progrès spectaculaires, que ce soit chez Asterion ou encore Mavic.
Alors, si Zipp a, par exemple, fabriqué sa nouvelle 454 à boyaux uniquement pour les « pros », le jour où eux aussi passeront en pneus ou en tubeless apparaît soudain comme plus proche qu’il ne l’a jamais été ! Et puis les disques arrivent aussi.
En tout cas, entre tous les modèles que nous venons de vous proposer, tubeless, pneus ou boyaux, l’étau se resserre. Entre pneus et boyaux, nous avons eu plus de mal que jamais à cerner les différences. Et c’est finalement le poids que l’on ressent le plus. Pourtant, depuis quelques années, on sait que ce dernier n’est plus un facteur de performance absolue, mais uniquement une histoire de « feeling ».
Quand on voit les Dura-Ace 40T ou, à l’inverse, les Lightweight, 300 g les séparent. En termes de rendement, pour un coureur de 90 kg s’entend, ce sont les 1411 grammes qui font la différence, dans le bon sens. Alors, plus que jamais, ne vous occupez plus du poids. Ou alors faites-le peser à hauteur de 15-20 % dans votre choix. Car la vérité est ailleurs…

Vision 24 Carbon

VISION 24 carbon
Ces roues carbone basses oversize ont été les premières à apparaître sur les vélos des «pros» il y a quelques années. Nous les avons sélectionnées, en tant que «roues-étalons», pour servir de référence dans notre test de ce mois.

Tableau Roues arriere

Tableau Roues arriere

 

NOS PARTENAIRES

Hutchinson logo Hutchinson ProduitsHutchinson : la performance et le savoir-faire. Sans compromis.
Boyaux : Pour réaliser les meilleurs tests possibles, il faut des produits au top. Voici donc les meilleurs boyaux du monde, les très exclusifs Hutchinson Pro Tour. En polycoton, et fabriqués à la main. Avec leur grip ahurissant, une qualité de roulage sans concurrence, et une résistance à la
crevaison étonnante !
Pneus et Tubeless : Il était encore une fois logique de faire appel à la société française qui fut la première à proposer des enveloppes de ce type. Nous avons sélectionné les Fusion 5 Performance, ce qui se fait de mieux à ce niveau.

Renseignements : www.hutchinsontires.com

 

La prestigieuse marque française revient
très fort ces derniers temps. Notamment
avec son adhésif double face Jantex destiné
au collage des boyaux. Un produit de grande
qualité, extrêmement fiable et facile à
utiliser même pour les néophytes du boyau.
Avec Velox et Jantex, l’AC Mag ne se veut
pas seulement partenaire mais aussi
prescripteur. Il faut absolument essayer le Jantex lors de votre prochain collage de boyaux.

Renseignements : www.velox.fr

Partager
PrécédentTrek Domane SL5
Richard Jamin est le président-fondateur et le directeur de publication du magazine L'Acheteur Cycliste. C'est lui , il y a 13 ans, qui à eu l'idée et le courage de créer le premier magazine d'achat du vélo de route. C'est un véritable passionné du vélo de course, il possède aussi un sacré caractère.