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Ritchey Ascent

Ritchey Ascent : Le bel inconnu…

Enrico Grassi, le sémillant responsable communication de Ritchey Europe nous avait présenté ce vélo avec passion et engouement. Sauf qu’on l’attend encore, tout comme l’importateur français, la société Giro. En voilà donc un petit apperçu pour vous faire patienter…

Ritchey Ascent

Une petite merveille esthétique, voilà ce qu’est l’Ascent. Et puis, pour avoir testé le Road Logic il y a deux ans, sachant que ce cadre acier est construit avec les mêmes tubes, retenez que nous n’avons jamais pris autant de plaisir et eu de confort qu’avec ce vélo ! L’Ascent ne doit pas en être si loin.
Cela étant, ne vous attendez pas à un foudre de guerre côté rendement, et si c’est le cas, c’est que vous vous êtes trompé de vélo ! Sachez qu’un acier de chez Ritchey est la garantie de changer de monde vélocipédique. Sans exagérer. Un modèle Aventure de chez Ritchey est le fruit de quarante années de savoir-faire, d’expérience et d’envie de quitter les sentiers battus. Et en temps qu’ancien champion junior des Etats-Unis sur route, Ritchey connait aussi bien les deux mondes et gageons qu’il a su s’en rappeler…
Ce vélo est fait pour le confort, nous venons d’en parler, mais aussi pour être réparé en toutes circonstances et facilement. Passage des câbles extérieurs, y compris les gaines pour le freinage hydraulique, et transmission mono plateau. Le cadre recèle quelques solutions éprouvées comme un boîtier traditionnel en pas fileté BSC à roulements externes, et se voit doté d’une fourche qui respire la solidité. Côté conception, que ce soit à l’avant ou à l’arrière, l’écartement est fait pour pouvoir accueillir des pneus de 40 mm de section, pneus obligatoires dans les pierres et autre chemins « durs ».
Sur ce modèle, exposé à l’Eurobike, on a droit à des roues Ritchey WCS Zeta, en aluminium tubeless/pneus. Notez les nouveaux moyeux, à flasques surdimensionnés des deux côtés, c’est plus sûr. Des moyeux rendus obligatoires par le montage des disques. Un choix qui peut surprendre sur un vélo ayant une vocation si aventureuse. On se demande un peu ce qui pourrait se passer dans un pays où les pièces détachées pourraient manquer !

Ritchey Ascent

UN ÉQUIPEMENT SOPHISTIQUÉ. TROP ?

A notre avis, oui. Notons le freinage à disques, donc, mais aussi une tige de selle monorail, quasi irremplaçable en cas de problème, ou un collier de selle qui ne respire pas l’aventure. En revanche, les roues sont à blocage rapide : moins rigides mais plus simples, et surtout plus facilement interchangeables. Et puis, comment passer à côté de ce cintre, le VentureMax, qui avec son air de cintre de début du siècle, offre une prise en mains fabuleuse, donne un
équilibre encore plus performant pour un vélo chargé, et épargne les lombaires. Ça, c’est un cintre adapté à l’Aventure !

A HOMME D’EXCEPTION, MACHINE D’EXCEPTION

Finalement, sous ses airs de gros aventurier, l’Ascent parait mieux taillé pour rester dans des pays relativement civilisés mais aux routes très exigeantes. Sous nos latitudes, il vous proposera alors ce qu’aucune machine actuelle ne peut se targuer d’avoir à offrir : un plaisir, un confort et une ergonomie uniques.

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Richard Jamin est le président-fondateur et le directeur de publication du magazine L'Acheteur Cycliste. C'est lui , il y a 13 ans, qui à eu l'idée et le courage de créer le premier magazine d'achat du vélo de route. C'est un véritable passionné du vélo de course, il possède aussi un sacré caractère.