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B'Twin Ultra 900 CF Richard

B’Twin Ultra 900 CF : PILE-POIL DANS LA CIBLE !

L’offensive B’Twin continue. De plus en plus performant, avec des prix toujours aussi serrés, le B’Twin Ultra 900 CF est définitivement une option pour se mettre au vélo ou recommencer avec une machine au rapport qualité/prix impressionnant.

B'Twin Ultra 900 CF

Nous avons encore un peu cette vieille habitude de prendre un B’Twin avec des pincettes. Or, force est de constater que depuis quelques (petites) années,les B’Twin ont sacrement progressé. D’abord techniquement et, depuis deux ans, esthétiquement. N’ayons pas peur des mots, l’Ultra 900 CF est beau, tout simplement. Agressif, même. Fini l’étrier sous la boîte, bonjour les « Direct Mount », ces étriers fixés sur le cadre et la fourche sur deux axes, rendant le freinage ultra puissant et quasi indéréglable !

B'Twin Ultra 900 CF Cadre

Côté cadre, on a droit, et c’est tout de même incroyable, au haut de gamme de B’Twin, un full carbone monocoque de 850 g à boîte Press Fit 86, un standard connu et reconnu pour sa fiabilité.

La géométrie est tolérante, les douilles sont hautes et à diamètre contenu, en 1’1/8. Bref, que des solutions qui ont fait leurs preuves, histoire d’avoir l’esprit tranquille.

Enfin, une garantie à vient clore un chapitre vraiment élogieux !

Franchement, ce vélo impressionne par la justesse de ses choix techniques, économiques voire ergonomiques.

B'Twin Ultra 900 CF Poste de pilotage

Côté composants, là encore, le choix est « au cordeau » : les Mavic Aksium garantissent le meilleur rendement possible à ce niveau de prix, alors que le poste de pilotage, issu de B’Twin, ne présente aucun défaut si ce n’est un logique petit embonpoint.

Enfin, la transmission. Le nouveau groupe 105, au rapport qualité/ prix «de feu», est indéniablement le meilleur choix possible. Comme tous les groupes Shimano, il est irréprochable techniquement, et seul le niveau des matériaux utilisés le différencie fondamentalement des hauts de gamme. En fait, si l’on testait ce groupe à l’aveugle, comme du vin, bien malin qui pourrait faire la différence entre un 105 et un Ultegra, le modèle supérieur… donc, c’est tout bon. Notez qu’il est proposé en 52×38, ce qui en revanche peut être discutable pour certains, notamment ceux qui roulent dans des régions particulièrement vallonnées : même avec un 28 dents derrière, ça peut coincer un peu en fin de sortie. Nous verrons cela durant le tour-test.

Reste que le montage du B’Twin tutoie la perfection en termes d’équilibre et de cohésion. Bien vu, messieurs !

B'Twin Ultra 900 CF Richard2

Sur la route

Pour être très honnête, en partant avec ce type de vélo, on s’attend assez logiquement à souffrir. D’autant que je ne teste de « petites » machines que depuis la fin de la saison dernière. Et sous les 1500 euros, le niveau des roues prend une importance capitale. Bref, j’attaque le parcours sans avoir trop de recul. Je suis d’abord rassuré. Avec les pneus de 25 de section, j’avais une appréhension. Si les roues et les vélos de milieu de gamme commencent à bien gérer ces caractéristiques « roulantes », c’est bien moins vrai en entrée de gamme. Mais les Aksium démontrent vite que leur rigidité demeure indiscutable. Première impression facile et agréable. Bien.

B'Twin Ultra 900 CF Arriere

Sur le petit faux-plat qui mène à St Didier (3-4%), on sent vite qu’il va falloir jouer du braquet. Déjà moins facile, le B’Twin demande immédiatement à son propriétaire de changer de braquet. Rien de très étonnant. Une fois mis en cadence, autour de 80 tours/minute, l’Ultra 900 CF reprend une aisance tout à fait acceptable. C’est donc une information importante : le choix du braquet sera essentiel pour s’économiser.

B'Twin Ultra 900 CF Boitier

Passé Saint-Didier, les choses sérieuses commencent au pied de la bosse. De nouveau, je change de braquet, dès les 6%. 38×28. Obligatoire pour mon poids. Si vous êtes plus léger, plus affûté, vous passerez en 25. En-dessous, cela risque d’un peu trop vous fatiguer pour pas grand chose. A la hauteur du cimetière et ses 10-11%, je suis surpris de constater que le vélo ne « s’alourdit » pas. Le signe d’un bon binôme cadre/roues. Les Mavic sont rigides, on l’a dit, mais le cadre aussi. Sans pour autant se montrer trop rugueux. En fait, on ne le sent pas du tout. C’est souvent bon signe. Et je monte ainsi, en cadence, avec les « cannes » qui durcissent un peu dans les passages durs, mais sans jamais me faire très mal. Indéniablement, le B’Twin pèse son poids, mais l’équilibre est bon et le vélo évite avec maestria l’écueil majeur de vous « tuer » les jambes. On prend donc confiance et on se dit qu’on peut s’attaquer à des sorties assez longues pour peu que l’on adapte bien les braquets et que l’on gonfle ses pneus comme il faut. Très, très important ici. Précision, par assez longues, nous entendons des sorties de 70 km environ.

B'Twin Ultra 900 CF Cadre2

Je finis donc l’ascension dans de bonnes conditions et j’ai même l’impression d’être allé assez vite ! La descente est une partie de plaisir : le B’Twin se pilote très aisément, la position est douce, et le confort n’est pas un sujet, je n’y ai pas pensé durant la totalité de la descente (et plus tard, lors du tour complet) ! Il s’est totalement fait oublier. C’est toujours très bon signe.

Sur le retour, dans le faux-plat, je me retrouve face à un fort vent. Je le signale car l’impact va forcément se faire sentir. C’est le cas. De 32 km/h au départ, je passe très vite à 22-23 ! Là encore, j’adapte vite fait bien fait le braquet, et j’adopte un rythme de croisière obligatoire dicté par le vélo. Le sommet fait monter mes pulsations jusqu’à 169. Sans vraiment forcer :
ce sont les limites logiques du B’Twin. Surtout avec le vent de face !

B'Twin Ultra 900 CF Fourche
L’air de rien, le B’Twin est un Flandrien : traits tirés et freinage double axe « Direct Mount ».

La fin du parcours, sans difficulté, m’indique surtout qu’en adoptant un rythme en cadence, le B’Twin vous permettra de faire de bonnes sorties. Mais à cette condition uniquement, ne l’oubliez pas. Je finirai par une bonne surprise dans le raidillon. Je l’attaque bille en tête, pour en avoir le coeur net. J’avoue avoir été surpris. Je suis vraiment bien passé, comme quoi ce vélo est bien étudié : il encaisse très bien sur le plat, mais aussi en cas d’effort violent… court ! A noter pour ceux dont les finances sont serrées et dont le terrain jeu est plutôt plat.

Plus facile que prévu. Un peu plus lent, aussi

Les impressions sont parfois un peu trompeuses : je pensais être allé plus vite. En fait, le B’Twin demande vraiment de pédaler en cadence pour ne pas s’épuiser inutilement. Sa rigidité fait le reste en offrant une capacité de roulage de très bon aloi pour ce tarif.

B'Twin Ultra 900 CF Tige de selle

Ce vélo est donc une réussite. Bien sûr, on atteint assez vite ses limites sur un circuit exigeant comme le nôtre, mais cela arrive surtout si l’on veut aller trop vite. Son air « course » trompe un peu. C’est un vrai cyclotouriste, pur et dur, habilement étudié et parfaitement au niveau dans cet exercice. C’est pour cette pratique qu’il faut l’acheter. Reste que son aisance sur routes plates lui ouvre quelques bonnes opportunités, là-haut, du côté des Flandres. Car après tout, c’est de là qu’il vient, ou non loin !!! On achète.

B'Twin Ultra 900 CF Fiche technique

Renseignements : www.btwin.com/fr

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Richard Jamin est le président-fondateur et le directeur de publication du magazine L'Acheteur Cycliste. C'est lui , il y a 13 ans, qui à eu l'idée et le courage de créer le premier magazine d'achat du vélo de route. C'est un véritable passionné du vélo de course, il possède aussi un sacré caractère.